mercredi 21 avril 2010

La Joyeuse Ballade de M. Burke et M. Hare


Il n'y eut point de "déterreurs de cadavres" aussi ingénieux que Monsieur Burke et Monsieur Hare.
M. William Burke rencontra M. William Hare un jour de 1827. Novembre ou décembre, M. Hare ne se rappelle plus.
M. Burke était issu d'une bonne famille catholique irlandaise, qu'il avait fui. En Ecosse, où ses pérégrinations l'avaient mené, M. Burke épousa une jeune femme, eut sept enfants qui, tous, moururent, sauf un des garçons, ou bien... ou bien il n'en eut que deux, personne ne le sait vraiment car M. Burke est assez secret.
M. Burke travaille et rencontre alors une jeune femme du nom d'Helen McDougal. Elle lui plait, cette Helen, alors il prend ses jambes à son cou, fuit de nouveau et abandonne femme et enfants, il propose le mariage à son nouvel amour qui lui dit oui, et de petits travaux en petits voyages, M. Burke et Mme Helen Burke s'installent à Edimbourg.
A la fin de l'année 1827, il trouve une petite chambre dans une petite maison crasseuse, la fameuse Tanner's Close, tenue par Margaret Hare. M. Burke rencontre l'époux de cette dernière, M. Hare, et devant un bon verre de vin, peut-être deux ou cinq, les deux William s'amusent de porter le même prénom, s'étonnent d'avoir un parcours similaire, se souviennent de l'enfance car ils sont originaires du même endroit, presque du même endroit, mais c'est du pareil au même, s'étonnent à nouveau d'avoir voyagé en Ecosse avant de venir à Edimbourg où M. Hare dit être tombé amoureux de sa locataire, Mme Laird, alors mariée, et il raconte, son verre à la main, comment il devint le nouveau propriétaire de Tanner's Close quand M. Logue décéda, prenant sa place derrière le comptoir, lui volant sa place à table, et sa place encore chaude dans le lit et les bras de Margaret, la veuve en dentelles blanches.
M. Burke et M. Hare se serrent la main et trinquent à cette nouvelle amitié.
De l'avis de toute la maisonnée, ils devinrent des amis inséparables.
Dans une athmosphère de crasse, de vice, de brouillard ou de fumée de cigare, de meurtres ou de viols - écoutez les cris dans la rue ! -, M. Burke et M. Hare assistent un jour, tout à fait impuissants, à la mort d'un locataire, un vieil homme en mauvaise santé qui devait à M. Hare la modique somme de 4£.
C'est alors que M. Burke a une idée formidable. Il a entendu, il y a peu, les échos de la rue. Il vient de s'en souvenir. Il a entendu, au détour d'une ruelle, que les écoles de médecine manquaient de cadavres, au désespoir des étudiants et de leurs professeurs. Pourquoi, se dit M. Burke, pourquoi ne pas vendre ce corps à la science, plutôt que de l'enterrer ? Il servira au moins à quelque chose, ce cadavre ! Il ne nourrira pas les vers ! Les vers sont d'ailleurs suffisament nourris. Eux pourront garder quelques petites choses ayant appartenues au mort. Il n'y a pas de petits profits. Mieux ! M. Hare pourra sûrement se rembourser.
Un cadavre, ça se paye. Un cadavre, ça a un prix. Non vraiment, il n'y a pas de petits profits.
M. Burke et M. Hare rencontrent alors, à l'université d'Edimbourg, le docteur Robert Knox. Celui-ci accepte le cadavre sans hésiter. Imaginez la joie des étudiants ! Le cadavre sera taillé en pièce à son prochain cours, la chose est entendue. Le sang coulera sous les yeux des étudiants, et ils apprendront leur métier en fouillant la chair froide du mort. Le cadavre est au prix de 7£. C'est un bon prix.
M. Hare affiche un rictus heureux : oui, M. Burke, il est tout à fait remboursé.
M. Burke - qui a un oeil d'aigle - repère, dans la maison, un autre locataire qui semble bien malade. Joseph the Miller est malade, et Joseph the Miller le sait. Les deux amis l'invitent à prendre un verre, à raconter, pourquoi pas, une histoire... l'homme parle, et M. Burke jette un oeil à M. Hare : leur motus operandi a été trouvé, il y a quelques minutes à peine. Voyons si ça marche ! Ils s'en frottent les mains, tandis que le père Joseph parle, et parle... et tandis qu'il parle, qu'il raconte, qu'il se souvient, M. Hare se lève, fait quelques pas, s'arrête derrière le malade et soudain, le fait taire en le baillonant de ses deux mains. La méthode est si simple, ensuite ! Il suffit d'allonger l'homme, toujours bailloné par ses soins tandis que M. Burke s'assoit sur sa poitrine. L'homme étouffe. C'est presque naturel et personne ne soupconnera, jamais, que Joseph the Miller n'est pas mort des suites de sa maladie. Le mourant étouffe tandis que les complices laissent vagabonder leur imagination.
M. Hare rêve à la fin de l'histoire de Joseph.
M. Burke imagine la fin de cette histoire.
Ensuite, on déshabille le mort, on lui prend ses bijoux et diverses babioles - tiens, quelques lettres sont dans sa poche - et le docteur Knox paira grassement.
Quelques jours après, les mains dans les poches, M. Burke et M. Hare regardent autour d'eux. M. Burke monte les escaliers tandis que M. Hare les descend, et quand ils se retrouvent dans le salon, il faut bien se rendre à l'évidence : plus personne n'est malade.
Mais M. Burke, jamais à court d'idées, imagine déjà le plan suivant... et dans la rue, M. Hare ? Des personnes choisies au hasard, des personnes perdues dans le brouillard, tard dans la nuit, les hommes qui sont partis baiser les putes et les putes qui promènent leur tristesse dans les rues mal-famées ?
M. Hare réfléchit. M Hare applaudit.
Les deux amis pourchassent, attrapent, tuent, déshabillent, admirent les bijoux, les corps, peut-être même palpent-ils les chairs en riant s'il s'agit d'une femme, et peu importe si elle est jeune ou veille, ils ont les deux dans leur petite morgue. Ca n'a plus tellement d'importance. Les femmes mortes se ressemblent toutes, sans la petite flamme. Peut-être même ont-ils été charmés par la jeunesse de Mlle Peggy Haldane qui, cherchant sa mère, ignorait qu'elle avait déjà succombé entre les mains froides de M. Burke et M. Hare. Parfois, Margaret ou Helen décide de prendre part à la chasse nocture. Bien à l'abri dans la petite maison, elles font venir une de leurs amies. L'amie leur tend les bras, sans se douter qu'une main gantée se posera bientôt sur sa bouche, qu'un autre l'étouffera en pesant de tout son poids sur elle. Oh non, ça, ni Mme Ostler, ni Mlle Anne Dougall ne l'imaginait ! Si Mlle Dougall fut vierge, elle n'imaginait pas que sa sa première fois serait la dernière, elle n'aurait jamais imaginé que les hommes grimpaient sur les jeunes filles, comme ça, sans aucune manière, que leurs corps pèseraient si lourd qu'elle en mourrait. Etouffée d'amour, oui.
Et si seulement ils l'avaient tuée d'un trop plein d'amour ! L'amour, c'est beau, on est choisie par le plus pur et le plus beau des hasards, pense Mlle Ann en expirant, les yeux révulsés. C'est beau l'amour, oh oui, c'est beau comme la nuit, c'est comme la mort. Au diable le romantisme, lui répond M. Burke ! Jouissons seulement de ce que ces femmes vont nous rapporter. Et elles nous rapportent. 10£ dans leurs poches pour leurs carcasses vides, leurs corps nus, chez le docteur Knox, qui s'en frotte les mains !
M. Burke est le rapace des bas-fonds. Il diffuse la peur. Quelle tristesse alors, que personne ne le sache, que personne ne le devine !
Il jette son dévolu sur James Wilson. Daft Jamie, comme on l'appelle dans le coin. C'est qu'il est connu, Jamie. C'est un jeune homme un peu retardé. Il a une maman qui l'aime et qui le cherche à chaque seconde de la journée, dès lors qu'il lui échappe. Au moment de s'assoir sur sa poitrine, M. Burke n'imaginait pas qu'il allait autant se rebeller... c'est bien la première fois ! M. Hare vient à son aide. Ils ne sont pas trop de deux pour tuer le fou des ruelles. Ah ! Ca aurait dû leur mettre la puce à l'oreille, cet accroc dans la mécanique. Ils auraient dû choisir quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas, peut-être. M. Burke a-t-il visé trop haut ? Pendant que le docteur Knox prend son scalpel, un étudiant croit reconnaître Jamie... peu importe, son visage n'est déjà plus que muscle et nerfs, masse rouge et sanguinolante sur lequel une mouche vient se poser. Knox balance la peau. Plus personne n'en a besoin. Surtout pas Jamie. Pas même la maman, qui cherche son petit dans les rues, à grands cris.
Le chien du coin, le chien affamé, viendra peut-être s'en régaler, de cette peau racornie.
Lewis Carroll aurait adoré se rendre dans la maisonnée pour observer, à travers un petit trou, M. Burke le Cerveau et son acolyte M. Hare, les observer alors qu'ils prennent un verre, qu'ils rient en se partageant les petites pièces. Oh oui, il aurait aimé. Certes, il aurait réécrit l'histoire, il aurait mis du thé dans les verres, il aurait préféré à M. Burke un chapelier qui assassine le temps plutôt que ses congénères, mais M. Hare l'aurait bien intrigué.
Ah, ce M. Hare ! Aussi fou qu'un lièvre de Mars !
Si fou qu'il prend plaisir au meurtre, le lièvre. Sans en informer M. Burke, il se déniche une jeune fille et la tue, seul. Quel plaisir d'être, lui, le seul responsable de ses râles d'agonie !
Mme Marjory Campbell Doucherty vient, le jour suivant, prendre une chambre, en compagnie du couple Gray. M. Burke se précipite dans sa chambre, alors qu'elle est seule. Madame, il fallait que je vous voie. Absolument. Ma mère, Madame, est née Doucherty ! Quelle coincidence ! et il se jette sur elle, la cloue au lit, et l'étouffe. Il ignore encore, M. Burke, car il n'a pas cet orgueil-là, que son nom sera bientôt célèbre.
Mais M. Burke a oublié le couple Gray. Et les voilà qui reviennent d'une petite promenade. Dans l'escalier sombre, ils entendent des sons étouffés. Ils ne sont pas les seuls. Les voisins les entendent également. Ils s'en inquiètent. Mme Ann Gray, qui est une fine mouche, s'étonne que M. Burke ne la laisse pas s'approcher du lit de Mme Doucherty. C'est qu'Ann aimerait récupérer les bas qu'elle y a laissés ! Profitant qu'elle est seule dans la maison, Ann inspecte. Très vite, elle pousse un cri en découvrant le cadavre de la dame sous le lit. Ann est une femme vive. Elle court prévenir son mari, ils se dépêchent, il faut aller chercher un policier ! Au moment de sortir, attrapant leurs manteaux, ils croisent Helen, qui tentent de les amadouer, qui baisse le prix de la location de la chambre, tout, elle est prête à tout donner mais par pitié, pas la police !
Pauvre Helen, peine perdue !
M. Burke est bientôt confronté à la police. Il est étonné. Il affirme que Mme Doucherty est bien partie, tôt dans la matinée, à 7heures environ. Helen débarque. L'implorante, les cheveux dans les yeux, tombe dans les bras des policiers, et clame d'une voix pointue que Mme Doucherty est partie hier soir. M. Burke fronce le sourcil, soupire et secoue la tête. M. Hare et son épouse sont arrêtés quelques heures après.
Trahison à l'approche de Noël. Voilà qu'on propose à M. Hare de témoigner contre son ami, son complice et partenaire. Vous serez sauvé, M. Hare, pensez-y ! La paix mérite bien un olivier.
Il accepte. Aussi fou qu'un lièvre de Mars.
Pauvre M. Burke ! Le 28 janvier 1829 est un matin sinistre. Sinistre mercredi, sinistre jour des enfants et des Innocents ! Trahi, abandonné, bientôt pendu. Et ça sera tout. Il va étouffer comme toutes ses victimes, comme Joseph et comme Ann Dougall. On s'amasse devant le gibet. Quel jour radieux, pour eux, les enfants, les amis de ceux qui ont été vendus, et Mme Wilson. Ils grignotent et rient, ici l'aboiement d'un chien, ici, les cris des enfants qui jouent. Deux d'entre eux se battent, pas loin du gibet, en plein milieu de la place : le petit blond dit qu'il sera M. Burke. Le petit brun dit non non ! Je serais M. Burke ! Les petits en viennent aux mains, tandis que la foule hurle, parce qu'elle hurle, cette foule assoiffée, ce n'est qu'un immense son qui se propage en elle, un son qui fait vibrer la solide Edimbourg, un son qui vit et va mourir en elle, se fracassant contre ses murs de pierre grise, et les applaudissements fusent, et un hourra bondit sur un autre hourra, quand le corps de M. Burke a enfin cessé de gigoter.
M. Burke, le petit blond, et M. Hare, le petit brun, reluquent du coin de l'oeil la petite fille aux jolies boucles et aux joues roses qui passe, ils grimacent devant son air hautain et puis, tranquillement, ils s'en vont prendre leur goûter. Les mains dans les poches, du bout des lèvres, ils chantonnent en duo la ballade de Burke et Hare.

lundi 5 avril 2010

Le Cheval à bascule

Un cheval aux naseaux fumants. Ecumant. Les yeux fous, héritage de ses cousins hongrois, qui furent jadis des hommes.
Une Dame, pleine de fierté sur ce cheval, sa monture, son double puissant. Lointaine, et si proche. Lointaine, les yeux ailleurs, la tête embrumée, les oreilles bouchées ; proche, le corps palpable, le souffle rauque, le souffle du fumeur.



L'un et l'autre à la fois, le possible.
Elle et lui font des ravages.
Comme Achille, ils détruisent les masses, ces hommes sans foi et sans rêves, qui jamais ne pourront atteindre les cimes, là où volent les aigles, quelque part en Autriche, pas plus que les abymes, les profondeurs, loin, si loin, la tête sous l'eau. Destruction, détruisons, ces hommes-là font horreur, ils mettent des batons dans les roues, ils sont le synonyme de la privation, ils n'ont jamais su être un, même au dernier jour de leurs vies.
Elle est fière, parce qu'elle est Elisabeth. Elle n'a pas besoin d'eux, parce qu'ils n'ont plus besoin d'elle. C'est ce qu'elle dirait si l'horreur ne gangrénait pas son âme.
L'Amazone en guenilles a décidé de porter ses plus beaux atours pour aujourd'hui. Mince à jamais, parce que telle est sa volonté, et sa volonté est de rester l'Enfant, la jeune fille qu'elle fut.
Elle ne se souvient pas vraiment. C'était il y a des années de cela. Elle se rappelle, par la toute petite écorchure sur son coeur en deuil, ce corps léger, ce corps souple, et si elle ne peut montrer aux autres son éternelle jeunesse derrière sa bouche scellée, ce corps enveloppé de noir sera son sauf-conduit. Elle ne peut faire la roue sans se rompre les os, mais c'est un leurre, voyez-la apparaître et regardez-la bien.
La sorcière a transformé les pattes de son cheval, ces pattes nerveuses, elle les a transformées, modelées. Elle a emprunté le petit cheval à bascule de Rodolphe, ce petit cheval tout doux au toucher, et tout rond, elle a scié la base de son être, et puis elle a aiguisé cette base, longtemps, pour en faire sa meilleure arme de défense. Something wicked this way comes et que personne n'approche, elle écrase et tue, découpe et taille, Madame Barbe-Bleue, car elle ne peut plus se limiter à dépecer les hommes pour pendre leur peau dans son cabinet.
Les souvenirs, au bout de quelques secondes, commencent à puer.
Notre-Dame des Soupirs, sur son blanc destrier, se rêve chevalier d'Eon ou Lancelot du Lac, ou peut-être Lohengrin, si l'esprit de ce dernier n'était pas le songe d'un autre esprit, fait d'ombres et de visions, sous une noble tête aux boucles brunes.
Elisabeth détourne le regard, et son cheval sourit. Une joie mortifère, car cette joie est le remède.
Les yeux, deux billes, porcelaine ou oeil-de-chat, deux yeux ronds et fixes, qui sont ceux du Cavalier. Elle les cache, sursaut de pudeur, et elle voile avec eux cette joie folle qui la consume. Ecrasement. Ecrasement d'une perspective. Elisabeth se radicalise.
Dédain affirmé. Ce n'est pas la lâcheté qui lui fait détourner le regard. Vienne, à moins que ce ne soit un endroit beaucoup plus sauvage, l'a abandonnée, comme l'a abandonnée cet homme, à moins que ce ne soit le contraire, cet homme qui avait osé croire qu'elle était bien elle, quand elle était une autre. La main sur le cou de son destrier montre son affection, le regard, vers l'est, montre sa confiance.
Elisabeth, juchée sur les hauteurs de son Grenier, fantasme sa mort et celle de ses proches, et prend de l'avance. Prenez-moi en photo et je singerai l'homme. Le cheval. Le regard du cheval. Voilà le vrai regard, la somme de toutes les rages et de toutes les peurs humaines, le regard lunaire, le regard du prisonnier, le regard de celui qui a tout oublié, ou qui n'a rien oublié. La somme de l'amour, qui rend fou, parce que trop d'amour élève et rabaisse celui qui aime, il se retrouve bientôt cloué au pilori, et le cheval se demande pourquoi tant d'amour, quand tant d'amour fait souffrir et flétrir, l'amour vrai pense-t-il, pas celui des sots, l'amour des enfants, oui, l'amour des enfants, petits monstres d'exclusivité. Elisabeth sait : ceux-là se pendront plutôt que de perdre l'amour et croix de bois, croix de fer, j'irais au Paradis si je meurs puisque j'ai passé ma vie en Enfer.
Rictus sur la face allongée et blanche du cheval, face de carême qui trépigne et piétine devant les pendus de juin.
Elle sonne l'angelus et appelle à elle les Corbeaux, les gamins rient en criant Corbac ! divinité amère ! transforme-toi en Colombe !
Et la peste soit de moi si mes yeux ne sont pas dévorés à l'instant, oeil de porcelaine ou oeil-de-chat, dévoré par le bec qui creuse l'orbite.
Le cheval poursuit son ascension, résonne à ses oreilles une musique, le grincement lourd d'une corde de violoncelle, et au rythme de ce son divin ou infernal, il détruit la masse humaine, parce qu'il se sent destructeur aujourd'hui, comme tous les autres jours, c'est salutaire, et c'est bienfaisant, quatre yeux contemplent les pendus aux arbres morts qui avaient presque réussis - ils avaient tant de coeur ! - et Elisabeth ôte son masque mortuaire.

(Dessin d'Alfred Kubin.)