On met la clé sous la porte. L'idée m'effleure depuis un moment. Depuis juillet.
En juillet dernier, j'ai découvert qu'il y avait plus de 400 pages existantes dans ce petit endroit. Froncement de sourcils. Faire le ménage pourrait être une activité ludique - et il n'est ludique que lorsqu'on ne le fait pas souvent - et voilà qu'au bout de deux heures (dépoussiérage débuté en été, avant d'être oublié), voilà que je m'ennuie.
C'est long, de mettre de l'ordre, ici.
Et puis, de toute façon, moins d'envie. Mais surtout, surtout ! : moins de temps.
Journal maladroit que j'ai aimé et crée de mes petites mains malhabiles, tu as suffisamment vécu, et c'était une chouette aventure.
Des pages blanches m'attendent, elles sont sur mon lit, et je les trouve très jolies, ainsi. Il faut que je les noircisse et que je perde la notion du temps - toujours - pour elles.
Mise à jour.
Je n'abandonne pas ce petit endroit. Cependant, je ne pourrais plus écrire ces choses que j'aimais écrire ici, ces choses qui venaient de mes tripes et qui donnent du feu à mon coeur et à mon âme. Sauf par une nuit d'insomnie, peut-être.
Il me faut faire un choix, et ça n'est pas facile !
“Tu aimes taguer ? Alors ta gueule”
Il y a 1 jour



8 commentaires:
Chère Fauna ,dont j'ai de loin en loin suivi l'esprit délicat et ironique qui virevoltait en ce grenier , serai-je donc la première à vous dire adieu ?
Nous regretterons bien vos histoires , Miss Angie et moi. Mais nous croyons en la réincarnation toutes les deux.
Amitiés,
Mademoiselle M.
Non non, Mademoiselle M., pas adieu ! Je "ferme" (et encore, ça n'est pas le bon mot) juste ce petit endroit, pour les raisons évoquées dans ce billet mais ça n'est pas pour autant que je renonce à "squatter" le net ! Ce n'est pas un arrêt mais une suite, ce sera juste une nouvelle page, un peu plus légère, peut-être. Ou pas. J'ai des priorités et le temps me manque - impression terrible de toujours en manquer.
J'aime l'idée d'ouvrir un nouveau terrain de jeu ! Cela m'amuse beaucoup !
Et puis, on chasse le naturel et il revient au galop, parait-il... pour preuve : pas pu m'empêcher d'écrire un pavé sur deux films, dont "My Little Princess" d'Eva Ionesco - l'un de mes derniers coups de coeur (l'avez-vous vu ?) -, alors je les posterais.
De plus, il y a des histoires de Miss Angie qui me sont encore inconnues et que j'aimerais découvrir !
Aussi, je vous dis à très bientôt. :)
Bonsoir chère Fauna,
je suis "tombée" sur votre blog par hasard en faisant une recherche sur Lionel Sweeney après avoir vu FUR ce soir même. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce film, ainsi que votre billet dans lequel je retrouve les sensations éprouvées devant l'écran. Charmée par votre plume et ce qu'elle exprime je me promène depuis plusieurs dizaines de minutes dans votre grenier et je vois que vous allez fermer... avec dépit même si je comprends vos raisons. Quoi qu'il en soit, j'espère qu'il restera un petit trou de serrure en ligne assez longtemps pour que j'ai le temps d'en explorer quelques recoins, sinon tous. Merci à vous pour le plaisir que procure votre écriture et merci aussi pour ce billet du 14 octobre 2011, "A la guerre comme à la guerre" : n'ayant moi même pas d'enfant par "choix" j'avais l'impression de me voir en ce miroir...
Au plaisir de vous lire encore j'espère
Mary Lou
Bonsoir Mary Lou !
Merci de votre commentaire qui me touche beaucoup. Je suis ravie que "Fur" (un beau film malheureusement méconnu, me semble-t-il) et Lionel, (celui du film et le vrai, ils sont indissociables) vous ait guidée jusqu'ici.
Je ne fermerais pas cet endroit, je n'y avais d'ailleurs pas pensé ! J'ai mal utilisé ce terme : fermer, dans mon esprit, c'était tout simplement ne plus le "nourrir". Les billets seront toujours lisibles, et je vous avoue que ça me ferait mal au coeur, un peu, de tous les faire disparaître. Surtout sur une envie subite.
Vous pouvez donc revenir quand il vous plaira, et comme je l'écrivais à Mlle M., il se peut que j'ai encore l'envie d'écrire des petites bêtises (on ne se refait pas !).
Merci, en tout cas - et encore une fois - de votre visite et de votre petit mot.
Et de même : au plaisir de vous (re)lire !
Comme vous le dites , on ne se refait pas , et votre revirement s'opère pour notre plus grand plaisir.
Sur des centaines d'inepties , de nullités et de niaiseries virtuelles , on tombe au grand maximum , les jours de bonne fortune , sur un ou deux endroits singuliers et captivants. Votre grenier fait partie de ces heureuses trouvailles depuis deux ans pour moi.
Ceci n'est pas du léchage de bottines (oui , on dit bottes normalement mais je préfère les bottines. Les poupées ont des bottines!)
The faun must go on !
Mademoiselle M.
"The faun must go on", voilà qui me fait éclater de rire ! Merci !
(Oui aux bottines ! que je porte aussi, de temps en temps.)
Comme le lapin d'Alice, nous courrons après ce temps qui inlassablemnt file entre nos doigts usés par l'encre et le froid de ces nuits d'hiver où l'insomnie douloureuse est notre précieuse alliée. J'ai un petit pincement au coeur en pensant que ces si belles envollées qui nous emmenaient loin vers ces terres de songes Fauniens ne seront plus ici. Mais l'important est que la porte ne soit pas close, que les volets ne soient pas complètement fermés. Alors rions autrement avec un peu plus de légèreté, partageons d'autres passions qui animent ton grand coeur et sache que dans cette aventure là, je serais aussi dans les parages même si maitre Temps avec moi aussi est très cruel. Je t'embrasse ma Fauna et à très vite, ici ou ailleurs...
Merci pour ces mots Xoan, mon ami fidèle malgré le manque de temps (comme j'aimerais avoir le pouvoir d'allonger certaines heures, pour moi et les autres, même si paradoxalement, certaines me semblent longues !) et malgré les vicissitudes de la vie de tous les jours, celle qu'on dit réelle. Et aussi les petits bonheurs, surtout eux ! qu'ils soient extérieurs ou scotchés à ton âme.
(J'ai d'ailleurs beaucoup pensé à toi en écrivant le prénom de Lionel, quelques commentaires plus haut !)
A très vite ! Je ne déserte pas cet endroit, sois-en sûr. Je t'embrasse fort fort.
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